Le sexuel, Breuer, toujours le sexuel… » Mais encore ?

Résumé

A partir du clivage largement étudié de la problématique breuerienne du trauma et de sa restriction freudienne au sexuel, nous interrogeons ici la formalisation freudienne afférente qui d’emblée met en série le sexuel comme postulat d’une fonction universelle pour tout sujet, et ses conditions de modélisations : du côté de ses conditions de représentation psychique, et du côté des constructions du partenaire qui s’ensuivent. Nous terminons cette étude en posant l’axe de développement qui situe une logique hypostasique du père et du partenaire, dès lors construits comme modèles complexes.

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Jeu : « addiction « comportementale » ? Quelle drogue ? Sans objet ?

Résumé.

Dès le XIXe siècle certains psychanalystes post freudiens considèrent le jeu (game, gambling) comme une addiction, notamment Otto Fenichel qui s’appuie sur Thérèse Benedek, laquelle reprend des idées d’Edward Glover. Le jeu (play)  étudié par Winnicott est autre chose mais l’intérêt que lui a porté Freud concerne aussi le développement de l’enfant à l’adulte, donc le développement de l’appareil psychique. Nous étudions ici comment le jeu concerne l’objet psychique, rendant ainsi à la notion d’objet toute sa problématique psychanalytique, c’est à dire sa matérialité langagière.

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Sur une hypothèse psychanalytique d’intrication de facteurs génétiques, épigénetiques et acquises dans la transmission de la schizophrénie

Résumé. Selon la théorie lacanienne chez les psychotiques le symbolique est en carence car cette opération de renvoi, propre à  la catégorie du signifiant, est défectueuse du fatigue le désir de la mère est resté  pour l’enfant sans médiation par la fonction du père en tant que tiers de la relation mère-enfant. Dans la schizophrénie (et certaines psychoses délirantes en général) dans des conditions spécifiques, la fonction du signifiant tombe en panne et le monde du schizophrène devient ainsi un monde où plusieurs événements sont énigmatiques et lui font signe. Le schizophrène essaie de pallier à ces signes qui l’envahissent, entre autres, par une humeur délirante  et  par l’apathie. Ces deux versions d’attitude correspondent à des processus stéréotypés (et humoraux) par lesquels le schizophrène essaie d’éviter l’angoisse que l’énigme du désir de l’Autre lui pose, et – en même temps – à des processus psychosomatiques de l’organe cerveau. Nous évoquons quelques mécanismes neurobiologiques qui pourraient être en rapport avec ces processus psychosomatiques.

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