Du travail thérapeutique au travail inestimable. « Ne pas distinguer la théorie pure de ce qui se passe »

Résumé

Cet article articule le travail thérapeutique tel qu’il est discuté dans les années 1960 par les psychiatres du mouvement de la psychothérapie institutionnelle avec le travail inestimable conceptualisé par Jean Oury dans les années 2000 en réponse à l’évaluation gestionnaire. Le travail inestimable s’entend au niveau thérapeutique, économique et éthique. Cette dernière dimension apparaît liée à la montée en puissance d’une démarche perfectionniste dans le soin dont l’élaboration et la transmission sur plusieurs décennies autour des notions de vie quotidienne et de fonction soignante s’imposent devant l’analyse d’autres versants de l’activité liés aux rapports hiérarchiques et à la division du travail entre salariés, analyse également indispensable, mais qui est laissée à d’autres.

Lire le reste de cet article »

Antériorité de l’éthique sur le collectif

Résumé

Dans une lecture croisée de la psychodynamique du travail avec la psychothérapie institutionnelle, l’auteure interroge le rapport entre le collectif conçu comme espace agonistique et la sous-jacence de l’éthique. Elle analyse les rapports entre la politesse comme règle sociale et la gentillesse comme règle éthique et souligne les limites du modèle aristotélicien de la délibération collective, quand on a besoin de penser la dynamique du collectif soignant en tenant compte de son hétérogénéité. L’éthique est considérée comme condition du collectif autour d’un « minimum nécessaire » qui rend possible le conflit et l’élaboration de règles éthiques pour l’action. L’article se conclut sur les questions soulevées par l’articulation entre le collectif de pairs et la fonction de chef d’orchestre.

Lire le reste de cet article »

Accueil des sujets addicts en institution: quelques refléxions (encore) actuelles

Résumé : l’auteur propose, au fil de son expérience et de ses rencontres avec les patients “addicts” quelques pistes de réflexion pour penser et mettre en place un accueil en institution, adapté et spécifique de cette population, dans le cadre des pratiques de thérapies institutionnelles. Un rappel est mentionné sur le fait ma­jeur que “c’est la relation qui soigne” quand elle s’appuie sur une position éthique toujours réintérrogée à la lumière des sciences humaines puis des neurosciences.

Lire le reste de cet article »