VARIA. Le concept de la nouvelle économie psychique de Charles Melman

 

Résumé. La nouvelle économie psychique est un concept dε Charles Melman, qui concerne la manière selon laquelle cet auteur se prend, et ceci déjà depuis un certain temps,  pour expliquer les changements sociaux qu’il constate durant ces dernières décennies et leur conséquences, entre autres,  sur la clinique psychanalytique. L’article fait référence aussi à l’apport d’autres auteurs autour de la même question, surtout, celui du psychanalyste Belge, Jean-Pierre Lebrun, membre de l’Association Lacanienne Internationale –  de l’Ecole que Charles Melman a fondée. L’argument principal de Melman est que, de nos jours, le lien social – du moins dans le monde occidental, est régit par un impératif néolibéral de jouissance sans limites, de telle façon que la castration symbolique ne fonctionne plus. Le déclin progressif du patriarcat depuis déjà le XIXème siècle,  que Lacan et d’autres penseurs avaient  constaté, tend à donner de la marge à une société matriarcale et une économie psychique que Lebrun, de son côté, a nommé «économie de l’arrière pays», faisant référence à des structures sociales de l’antiquité – avant l’ère du patriarcat.

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Sur une hypothèse psychanalytique d’intrication de facteurs génétiques, épigénetiques et acquises dans la transmission de la schizophrénie

Résumé. Selon la théorie lacanienne chez les psychotiques le symbolique est en carence car cette opération de renvoi, propre à  la catégorie du signifiant, est défectueuse du fatigue le désir de la mère est resté  pour l’enfant sans médiation par la fonction du père en tant que tiers de la relation mère-enfant. Dans la schizophrénie (et certaines psychoses délirantes en général) dans des conditions spécifiques, la fonction du signifiant tombe en panne et le monde du schizophrène devient ainsi un monde où plusieurs événements sont énigmatiques et lui font signe. Le schizophrène essaie de pallier à ces signes qui l’envahissent, entre autres, par une humeur délirante  et  par l’apathie. Ces deux versions d’attitude correspondent à des processus stéréotypés (et humoraux) par lesquels le schizophrène essaie d’éviter l’angoisse que l’énigme du désir de l’Autre lui pose, et – en même temps – à des processus psychosomatiques de l’organe cerveau. Nous évoquons quelques mécanismes neurobiologiques qui pourraient être en rapport avec ces processus psychosomatiques.

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